MesMotos.fr - l'assurance...

Impossible d'y échapper même si on n'espère ne jamais en avoir besoin et qu'elle coûte souvent très cher dans le budget car comme la casque elle est obligatoire : l'assurance.

Enfin juste une assurance RC (pour responsabilité civile) pour couvrir les dégâts que vous pourriez faire autour de vous : soit en commetant un accident (et la moto non roulante stockée qui tombe dans votre garage en fait partie !), soit si il y a un accident après que vous vous soyez fait voler votre moto, et ce aux personnes - sauf le conducteur !!! - comme aux biens.

toutes les autres assurances sont facultatives et selon la compagnie, l'agent (refusé par un "on ne fait pas les motos" accepté 15 mn plus tard par un autre de la même compagnie 200m plus loin !), les garanties souscrites, les exclusions, les franchises, les options... Et bien ce n'est pas facile de pouvoir comparer deux choses comparables... Première chose à savoir donc, c'est que le prix ne fait pas tout, il faut lire aussi les autres pages du devis car en cas d'accident (l'assurance est faites pour cela je le rappelle quand même) économiser 50€ peut faire perdre plusieurs centaines d'Euros lors de l'indemnisation ou de la prise en charge !

Donc revenons à nos moutons, enfin nos motos, vous avez le permis, vous avez acheté le modèle de vos rêves (ou juste celui que l'assurance vous permet d'avoir vu le prix de la saignée) et naturellement, plein d'euphorie lors de l'achat et de l'utilisation de votre engin, vous ne pensez qu'au bon côté des choses et si l'équipement des motards et l'entretien de la moto n'ont plus de secret pour vous, on oublie souvent que, hélas, la moto n'a pas que des bons côtés. Passons sous silence les PV, là je ne peux pas grand chose pour vous et à part un bon avocat, la meilleur solution reste de faire attention. Il reste quoi alors ? Deux choses facheuses, le vol et l'accident. On peut toujours aller brûler un cierge pour que cela ne nous arrive jamais mais il arrive de ne pas retrouver son véhicule là où il était garé, voir de se le faire voler à l'arrêt, en roulant c'est quand même sportif, ou pire d'être à l'origine ou victime d'un accident.

Bon voyons d'abord les causes qui font que l'on a besoin d'être assuré...

J'aurais tendance à dire que c'est le moindre des soucis et alors, hop, passons vite dessus. Bon, vous vous êtes saignés pour cette machine qui vient de disparaître mais plaie d'argent n'est point mortelle... Sauf si vous avez emprunté l'argent à une maffia et que l'utilisation de la machine vous permettait de la rembourser !

A ma connaissance, il n'existe pas de solution 100% fiable d'éviter un vol. Je dirais même que si un voleur veut votre machine, il l'aura, je leur fais confiance sur ce point là. Par contre, rien n'empêche de limiter les risques en réduisant par quelques moyens simples le nombre de personnes qui aura assez de motivation pour la prendre. J'ai déjà failli repartir de Paris avec un DTLC car il y avait dessus les clés ! Bon, le fait que ce soit devant le ministère de l'intérieur m'a quand même retenu, avec le fait de ne pas avoir de casque !!! Prfff...

Si cette histoire est vraie (mais pas tout à fait la conclusion, je ne suis pas un voleur) elle montre que n'importe qui peut devenir, l'occasion faisant le larron, "l'emprunteur". Donc première morale, ne jamais laisser les clés sur une machine !

Ensuite, il convient de l'attacher. Bloquer au moins le neiman, attacher un roue avec un moyen de blocage, "U", chaîne, bloc disque, dans l'ordre inverse de la solidité, ou mieux si possible, l'attacher à quelque chose pour éviter l'enlèvement.

Sauf quelques modèles, le bloc disque ne protège que du vol d'emprunt du petit délinquant qui se cherche encore une spécialité, vu qu'il ne résiste que quelques secondes, parfois même pas 10 ! Or, l'intéret d'un anti-vol est de retarder le moment fatidique suffisemment longtemps pour que le jeu n'en vaille pas la chandelle pour le voleur. Chaque seconde qui passe est une "chance" pour lui de se faire gauler.

Si malgré vos précautions la moto s'envole, portez plainet dans les plus brefs délais, ça vous évitera d'être cité comme auteur ou complice de l'utilisation qui en sera faite. ensuite, vous déclarerez le vol à l'assurance. Selon vos garanties elle finira par vous rembourser (ou pas si vous n'êtes pas assuré contre le vol !) mais attendez vous à devoir batailler longtemps si vous estimez la somme ridicule par rapport à la valeur (réelle, pas sentimentale) de votre véhicule.

L'accident.

Soit on le cause, soit on le subi, soit on fait un peu des deux, quand on est plusieurs à faire une connerie. J'ai hélas participé déjà à ces trois types, le dernier en date, victime collatérale de plus, étant le seul à me laisser des séquelles, certes pas suffisantes en terme de taux de handicap pour "bénéficier" de l'assurance de partir à la retraite à 60 ans...

Il ne faut jamais oublier que le motard est fragile, par "construction" : pas de ceinture, d'airbags - quoique - de carrosserie qui absorbe le choc et que quand elle ne roule plus ou prend un choc, une moto tombe... Et malgré son excellence, un casque n'est pas tenu de nous éviter le pire au delà d'un choc à 30 km/h (vitesse au moment de l'impact) ! Mais qu'un piéton l'est encore plus !

Dans le meileur des cas il n'y aura que des dégâts matériels mais en cas de dommages corporels, l'addition peut vite être salée (mais là encore après mise en oeuvre de la justice et il ne faut pas être pressé, j'ai mis quatre ans pour êtr indemnisé) Comme pour le vol, expertise, contre-expertise, évaluation d'une somme que vous (ou vos ayant-droits si vous décédez) acceptez ou non.

Vous pouvez toujours contester le montant du devis, en demandant à utiliser des pièces d'occasions ou en vous entendant avec le concessionnaire pour ne pas changer le cosmétique (mon carénage arrière de VFR n'a pas été changé en 98, ce qui a permis de changer le radiateur).

L'assurance.

Dernier recours, l'assurance intervient quand l'irréparable est advenu.

Niveau 1

Déjà un véhicule, même non immatriculé, doit être assuré au minimum, c'est à dire "au tiers". Comme indiqué plus haut, cela couvre tout ce que vous pouvez faire subir aux biens ou aux personnes... Enfin sous certaines conditions, l'usage d'alcool ou de stupéfiant au moment de l'accident faisant perdre le bénéfice de l'assurance, quel que soit son niveau, tout comme rouler sans permis valable pour le véhicule (attention aux débridages des 125 et des 34/47.5ch) ou avec une machine non homologuée (moto de cross ou plus de 100 ch ultérieure à 1985 et antérieure à 2016 si ça passe). Il faut le savoir avant de jouer... Être sans assurance, cela veut dire payer intégralement les dégâts et les sommes peuvent vite être collossales !

Cette assurance minimum couvre normalement le garage (si la moto tombe à l'arrêt sans que vous ne soyez là et que par hasard il passe quelqu'un dessous à ce moment là) et les accidents de la circulation dont vous êtes totalement ou partiellement coupable. Mais uniquement pour les dégâts subis par le tiers, pour vous et votre véhicule, il ne reste que vos yeux pour pleurer... Cette assurance minimum étant obligatoire, il donc est assez facile de l'obtenir tant que vous avez du bonus et en cas de malus, certains organismes se chargent de vous directement (à leur tarif $$$) ou vous imposent à une assurance (et là, outre le tarif $$$ aussi, vous êtes mal vu et à la moindre occasion, ils tenteront de se débarasser de la patate chaude).

Si vous vous plantez tout seul comme un grand, vous n'êtes pas couvert.

Niveau 2

Le niveau supérieur est "tiers collision". Il n'est pas vendu par toutes les assurances qui préfèrent passer directement à l'étape suivante. Dans ce cas, si vous vous plantez tout seul c'est comme pour l'assurance minimum, pour votre pomme, mais dès qu'un tiers entre en jeu, vous serez remboursé. Naturellement l'assureur n'étant que dans de faible proportion un altruiste, il calculera votre degré d'implication pour réduire d'autant son remboursement.

Niveau 3

Le dernier niveau, le top of the top c'est le dommage toutes collisions ou "tous risques". Quelle que soit la cause de l'accident, même votre bétise seule, votre véhicule est couvert. En général c'est ce qu'il faut prendre pour un véhicule neuf, vu le prix des réparations, cela vaut le coût, euh, le coup... Vous qui me lisez, sachez que je me mords encore les doigts de ne pas l'avoir fait quand j'ai foutu ma moto en l'air dans la montagne alors qu'elle était encore immatriculé en "W"... J'ai payé la réparation de ma poche, en tout cas la partie obligatoire pour pouvoir rouler de nouveau avec...

En outre, une assurance vol-incendie, souvent associée aux niveaux "2" et "3" , je n'en ai jamais vu au niveau "1", couvre le vol, la tentative de vol, le bris de glace et l'incendie, total ou partiel du véhicule. Je crois qu'il est également associé à certaines autres prestations, dont catastrophe naturelle. Comme en 1999 avec la tempête, les voitures écrasées par des arbres n'ont été généralement remboursées que si elle étaient couvertes en tout risques ou au moins en vol-incendie.

Quelque soit le niveau d'assurance sourcrits, toutes les personnes accidentées sont couvertes, qu'elle soit passager de votre véhicule ou victime dans l'autre véhicule. Toutes ? Non, tel le petits village gaulois qui résiste encore et toujours, une personne n'est jamais couverte, le conducteur ! Il convient donc de prendre la complémentaire du conducteur, sans quoi vous ne serez pas remboursés de vos frais (même les médicaux non pris en charge par la sécu) même si vous êtes victime de l'accident.

Les assurances n'étant que trop rarement des sociétés philentropiques, il "va de soi" qu'elles essaieront de ne pas couvrir leurs obligations et la liste des exclusions est proportionnelle à leur volonté de se couvrir, elles ! Un véhicule brûlé un jour d'émeute ? Une explosions terroriste ? Désolé, ce n'est pas couvert... N'hésitez jamais à lire les petits caractères avant de signer un contrat, et pas que pour ces assurances là : on m'a proposé plusieurs fois une assurance accident offrant une somme en cas d'hospitalisation, permettant de faire face à pas mal de petits tracas... Mais je ne l'ai jamais pris, à chaque fois la ligne d'exclusion "accident de circulation à bord d'un véhicule deux ou trois roues motorisé de plus de 50cc" me mettant hors de moi...

Dernier point, comme l'assurance est obligatoire, il faut avoir sur soi la carte verte correspondant au véhicule, valide à la date de l'utilisation(les gendarmes ont été assez coulant pour moi, j'aurais pu aller faire sauter la prune au poste, j'ai préféré revenir les voir sur place avec la bonne), aposer sur son véhicule une vignette assurance, un carré vert avec les coordonnées de l'assureur et quelques renseignements vous concernants), normalement devant l'axe qui correspond en gros à la fourche (sur le garde-boue) mais les forces de l'ordre sont moins tatillonnes sur ce point, normal, avec des motos n'ayant pas de fourche, ça devient difficile d'être en règle. Enfin, si vous avez déjà l'assurance parce que vous avez appelez votre assureur, c'est bon aussi, il faut être assuré, pas forcément avoir les papiers si ce n'est pas matériellement possible, genre quand j'ai été contrôlé avec mon VFR tout neuf assuré par minitel mais pour lequel je n'avais pas encore reçu les papiers lors de mon premier contrôle (délit de sâle gueule oblige !!!)

L'assistance.

Pour porter secours au motard ou à la machine, une assistance est souvent associée à l'assurance. Vous serez bien content de voir quelqu'un vous permettre de finir votre voyage, amener votre machine dans un garage ou vous offrir une nuit d'hôtel, surtout dans un pays dont vous ne parlez pas la langue, sauf sous la torture... Ou en bas de chez vous !

Notez que si vous avez une carte bancaire, vous avez souvent déjà une assistance sans le savoir, qui peut faire double (tripple, quadruple) emploi. Quand je vous dit qu'il faut lire les devis...

Vous trouverez mes adresse d'assurance dans mon carnet.

1&1 Hosting