MesMotos.fr - l'équipement du motard...

C'est en fait très simple : SORTEZ COUVERTS !

Depuis 1973 (1975 pour les vélomoteurs - 125 - et 1976 pour les cyclomoteurs - 50 ) et jusqu'au 20 novembre 2016, seul le casque est obligatoire. C'est aussi la principale protection active du motard, c'est ce qui remplace à la fois la carrosserie et la ceinture de sécurité de l'automobiliste... A tel point que rouler sans casque vous expose à une perte de point (je rappelle à mon audience attentive que le permis à point permet de se responsabiliser par rapport aux dangers que l'on peut faire courir *** aux autres ***, si, si...)

Je dis aujourd'hui car dans sa grande mansuétude et pour faire diminuer le nombre de morts sur les routes (!), le gouvernement lors du comité interministériel du 02.10.2015 s'est penché sur nous et vient de rendre obligatoire... Les gants !!! Et le port du gilet fluo en cas de panne ou d'accident (mais heureusement pas - encore - en roulant).

D'ailleurs, chose paradoxale (ou prémonitoire, va savoir...), un équipement obligatoire et en partie homologué est nécessaire pour passer le permis mais pas pour rouler ensuite ! Bon, le casque naturellement, qui doit être à la bonne taille et avec ses réfléchissants sous peine de mauvaise note dès l'épreuve de plateau moteur éteint. Les gants, qui ont été homologués pour le permis avant de l'être pour la route (prémonitoire, vous vous rappelez ?), adaptés à la moto et munis de protections. En entre maintenant dans les équipements obligatoires seulement au permis puisque les gants, c'est fait aussi pour la suite (merci le législateur, avec tes gants qui sauvent des vies, on voit bien que tu te penches sur nos soucis)... Le blouson ou la veste, même si il n'est pas spécifiquement moto, doit couvrir les bras et ne pas être un simple coupe-vent. Pas d'homologation pour l'instant, mais pour réduire le nombre de candidats, ce serait un bon moyen, de rendre obligatoire un blouson moto... Comme pour les chaussures. Parce que si elles ne doivent pas - encore - être homologuées, ni même être spécifiquement "moto", elles doivent désormais recouvrir les chevilles. Rien d'obligatoire encore en ce qui concerne les pantalons, mais je pense que se pointer en short ne sera pas vu d'un bon œil par l'examinateur...

Ce serait bête de rater son permis à cause du casque du grand frère ou d'une paire de mocassin... Tant qu'à faire, autant acheter directement un équipement "complet", d'ailleurs certains magasins l'ont bien compris, comme Sasie-Center à Pontault-Combault qui propose aux élèves un kit pour les futurs motards : 250 € pour un casque, un blouson coqué, des gants CE et des bottes (ou un casque modulable et pas de botte pour ceux qui veulent faire du scooter), une remise d'une bonne centaine d'euros. D'ailleurs ils laissent des prospectus dans les moto-écoles de la région, se constituant une clientèle... Ça fait depuis 1990 que j'achète plus ou moins régulièrement chez eux - à l'époque ils n'étaient encore que des soldeurs qui avait eu un lot, qu'ils ne vendaient pas cher du tout, 400F le Fly ou les bottes - parce que j'avais eu l'info par ma... Moto-école !

Le casque

On a encore le choix entre un casque ouvert (dit jet mais il y a déjà eu des tentatives pour le faire interdire), fermé (dit intégral) ou un mixte des deux avec le modulable. Deux règles régissent le casque, il doit être homologué (CE ou NF) ce qui fait que les casquettes (façon trial), bols (façon anciennes), ou autres casque militaires (Kustom) sont tout simplement interdit. La seconde, naturellement franco-française est l'obligation d'avoir quatre autocollants réfléchissants dessus (certains disant que c'est bien la seule chose qui réfléchisse au niveau de la tête du motard), un par "face". A priori, les couleurs acceptables sont gris ou blanc mais il y a des vendeurs d'autocollants de couleurs pour l'assortir au casque, sans que je n'arrive à savoir si c'est autorisé ou pas - samedi dernier j'ai bien vu un moniteur coller des pièces noires sur un casque... Sachant qu'éclairés, ils doivent apparaitre blancs.

Les gants

Pour moi aussi obligatoires que le casque vu la difficulté pour réparer une main (même sans fracture), sans compter que les mains se salissent sur les poignées, qu'ils protègent un peu du froid et des coups (insectes, gravillons, pluie...) les gants doivent être choisis avec encore plus de précaution que le casque.

Car ils doivent répondre à un ensemble de caractéristiques important, ne jamais engoncer les doigts sous peine d'altérer la circulation sanguine ou pire les mouvements, ils doivent permettent de "sentir" les commandes, et faire un ensemble avec le reste du vêtement pour éviter les entrées d'air, d'eau ou... D'insectes piquants ! Pour avoir une allergie aux piqûres depuis qu'une guêpe m'a atteint à l'avant-bras (main droite bloquée pendant près d'une heure, pas simple pour conduire mais encore moins pour freiner) je fais très attention à cela maintenant !

Personnellement, j'ai un peu de mal avec les gants en textile ou mixte et préfère le cuir, mais c'est affaire de goût. Par contre, pour l'été il faut obligatoirement des gants aérés et pour l'hiver des gants étanches et qui ne se gorgent pas d'eau. Cela semble un peu incohérent dit comme cela mais en fait, il y a très souvent une membrane étanche entre l'extérieur et la doublure, et si le gant se gorge d'eau, la main reste au sec mais l'impression de froid est très importante (sans compter le poids, comme avec mes anciens Segura III). Un traitement déperlant est alors une excellente solution.

Un serrage au poignet permet d'éviter les infiltrations (moyennement bien souvent) mais surtout de perdre ses gants en cas de chute !

Donc maintenant homologués CE, ils doivent avoir des protections rigides si j'ai bien compris la norme. Ils sont obligatoires au 20 novembre 2016, selon le décret n°2016-1232 du ministère de l'Intérieur du 19 septembre 2016 (amende de 3e classe et retrait d'un point de permis récupérable au bout de deux ans !).

La veste ou le blouson

Le pantalon

Un simple jean suffi généralement, ou une toile équivalente, solide et résistante à l'abrasion (éviter les joggings en polytruc, en cas de chute il ne protègent rien, remonteront et... fonderont, joli pizza en perspective)

Depuis mon accident, je porte des protections aux genoux donc j'ai arrêté avec le jean (que je portais lors de la courte glissade, s'il avait l'air intact - avant que les pompiers ne le découpent façon puzzle - mes genoux avaient bien morflés.

Donc deux pantalons en matière technique genre Cordura, un "léger" pour l'été et un plus chaud pour l'hiver, étanche à la pluie sont maintenant mon uniforme pour les jambes.

Un pantalon en cuir reste pourtant pour moi la meilleur des protections (sauf contre le froid) mais les contraintes, quant à la respirabilité et à l'étanchéité, sont hors de prix pour moi.

Pour l'hiver - et pendant des années - j'ai aussi porté une salopette en cuir - qui a été percée (et réparée) lors d'un choc appuyé contre une voiture car elle n'avait pas de protection technique - qui est un plus contre les remontées d'air froid dans le dos mais est plus encombrante en marchant (ça pèse son poids), mais je n'en vois plus aussi souvent qu'avant.

La combinaison

Qu'elle soit une pièce ou composée d'un pantalon et d'un blouson qui se zippent, elle reste la meilleurs des protections pour les sportifs sur circuit donc on peut imaginer qu'elle le sera aussi sur la route, mais elle apporte une rigidité, surtout pour les modèles "préformés", préformé à la position sportive s'entend, qui peut refreiner l'usage quotidien. A l'arrêt, devoir retirer le haut pour être à l'aise sans pouvoir le déposer complètement n'est pas des plus pratique et c'est même très encombrant comme j'ai pu le voir lors de sortie touristiques avec des amis en sportives.

Les chaussures

Chaussures basses pour être à l'aise, bottine, bottes, typées ville, route, piste ou TT, le choix est encore plus vaste que pour les gants ou les casques !

Perso, j'ai choisi bottes de cross quelle que soit la moto. Pas toujours pratique surtout descendu de la moto mais un gain important niveau sécurité : il faut dire aussi que mes années de pratique TT m'incitent encore maintenant que je n'en fais plus trop à privilégier un troisième point d'appui avec mon pied au sol (et non pas un panier, je suis allergique aux sidecars !) sous certaines conditions voir en réflex pour éviter de tomber...

Et si j'ai encore un pied au bout de la jambe, je le dois quand même à ma botte, et vu l'état du puzzle, j'ose à peine imaginer si j'avais été en basket. Tiens, quand j'ai passé mon permis A après 10 ans de 125, mon moniteur m'a conseillé de venir en basket sur le plateau pour y être plus à l'aise... Ben, ça a duré le temps d'une leçon, la fois d'après je revenais avec mes bottes, je me sentais tout nu des pieds !

Ma femme utilise des bottes qui ressemblent à des bottes d'équitation, classiques, en cuir, avec des renforts, ma grande des bottes de route en cuir l'hiver et des baskets basses de motos l'été, la petite des baskets hautes de motos. Ces baskets sont renforcés (malléole, semelle) mais je ne me sentirais pas à l'aise malgré tout avec cela à mon avis...

La production actuelle permet de mettre ses pieds à l'abri sans sacrifier son look (comprendre sans tout de suite ressembler à un motard, on peut les porter au bureau) en étant étanche (les baskets de ma grande résistent plus longtemps que mes bottes de cross à une averse, en étant respirantes (membrane même s'il faut bien étudier les tests pour ne pas avoir les pieds qui marinent l'été à la marche)

La pluie

Il existe deux techniques pour empêcher l'eau, la déperlance (l'eau coule sans pénétrer) et l'étanchéité (l'eau ne rentre pas... Et en cas de fuite, ne sort pas !!!)

Certains produits combinent les deux, ce sont souvent les meilleurs. De nos jours on ne trouve plus trop de combinaisons en PVC (genre ma première combinaison, une Plastex) qui étaient totalement étanches mais pas respirantes pour un sous et assez encombrante et rigide à mettre, enlever... Au point que je devais ôter mes bottes pour la mettre ! Pratique au bord de la route sous la pluie, frôlé par les voitures et autres camions... (Je devais aussi retirer les manches - amovibles - de mon blouson Japa d'ailleurs !) Leur plus gros problème étaient qu'étant vraiment étanche, on avait vite fait de suer dedans et d'être finalement aussi trempé qu'en restant sous la pluie !

Dans cette catégorie et hors moto, on trouve le meilleur produit, la combarde de pêche, le fameux ciré jaune du marin breton et ses déclinaisons actuelles.

Il existe ensuite les produits dit micro tissés, utilisé pour le ski par exemple et qui m'ont été longtemps le meilleur produit que j'avais trouvé. Pour ces deux catégories, on trouvera son bonheur dans les rayons des magasins de sport ou d'accastillage pour marin si on est près de la mer.

Ensuite dans les produits plus spécifiquement moto, on trouve les combinaisons et les ensembles sur-pantalons/surveste. Ceux-là sont déperlants avant d'être étanches. L'étanchéité étant faites par une membrane étanche et respirante dans le meilleur des cas.

J'ai usé pas mal de combinaisons de technique différente (même du K-Way moto, un collector) et elles ont toutes finies plus ou moins rapidement par laisser passer l'eau... Le rangement avec le U dans le top-case ou près de la chaleur de l'échappement sous la selle venant rapidement au bout des performances. Quand ce n'était pas tout simplement le produit qui n'était pas efficace, comme le K-Way...

Les blousons ayant fait de très gros progrès en étanchéité, on se contente généralement maintenant d'un surpantalon, la surveste étant réservée aux - plus - longs voyages (genre retour du Jura alors que pour les balade là-bas elle était resté au gite).
Le plus grand avantage de l'ensemble de pluie est la facilité pour le mettre et le retirer, on n'a plus besoin de se tortiller comme un ver le long de la route (et on peut commencer par mettre la surveste, ce qui fait qu'ion n'est pas trop mouillé le temps de mettre le surpantalon, ce qui reste encore parfois une épreuve avec des bottes de cross).

Il existe également des surgants, genre gants ou moufles, ces dernières étant plus faciles à enfiler mais plus problématique pour tenir les commandes de la moto et des sur-bottes. Là encore il existe deux catégories, le tissus et le caoutchouc.

Plus trop à la mode mais efficace, le coton huilé (le célèbre Barbour, que j'ai longtemps porté à l'époque du DTMX et pendant mes premières années de DTLC) qui a connu son heure de gloire jusqu'aux années 1980, que l'on trouve plus aujourd'hui sur le dos des chasseurs et des bobos catégorie gentlemen farmer (et des , qui nécessitait un entretien régulier pour le graisser (ce qui avait pour double effet kiss pas cool de sentir assez fort et de se déposer sur les habits des passagers. Il me reste une paire de moufles surgants en coton huilé...

Le froid

Je sais que la majorité des motards ne roulent que quand il fait beau (c'est ce que je fais maintenant, juste de la moto pour le plaisir, plus - trop - pour aller bosser, donc je choisi les jours de beau temps si possible) mais pour moi, pire que l'eau, le plus gros ennemi du motard est le froid... Car plus que la goutte insidieuse (on peut toujours attendre que passe l'averse ou choisir un vêtement dans le paragraphe précédent), le froid, en fatiguant et en affaiblissant le corps rend la conduite dangereuse même si pour le reste les conditions de circulations sont optimales : quand il pleut, on va ralentir, mais s'il fait un froid sec, on ne va pas prendre en compte cette alerte pour faire plus attention que d'habitude...

De toute façon, une seule solution pour combattre le froid : interposer des couches isolantes, le meilleur des isolants étant l'air...

Par contre, fuir comme la peste tout ce qui va nous engoncer. En effet, si la circulation est entravée, le sang ne circulera plus et n'apportera plus la chaleur aux extrémités. C'est surtout vrai avec les sous-gants, qu'il faut porte avec des gants plus larges que ceux utilisés normalement car sinon le remède sera pire que le mal et ils ont vite fait de transformer les doigts en saucisses de Francfort boudinées et congelées !!!

Il faut savoir que le corps, magnifique machine, conserve quand il a très froid la chaleur pour le cerveau et pour le cœur en priorité, ses deux organes vitaux. Donc rapidement, il ne chauffera plus - inutilement pour lui - bras et jambes. Donc adieu flexibilité des articulations et des muscles, forces et retour des informations par le système nerveux. C'est pour cela que je ne saurais jamais assez conseiller de bouger sur la moto, de bouger ses doigts sur les poignées, surtout à droite sous peine de ne pouvoir freiner quand le besoin s'en fera sentir. Et l'engourdissement sournois vient d'autant plus vite que la sensation de froidure prime sur les autres enseignements en provenance des mains.

Sous vêtements

Il existe maintenant des sous-vêtements techniques très intéressants. Provilégiez ceux qui évacue la sueur, sous peine, une fois trempés, de voir annulés leurs bienfaits.

Typiquement fait pour la moto ou "piqué" dans le rayon "ski/montagne/randonnée" du magasin de sport voisin, souvent beaucoup moins cher pour une même qualité, voire une qualité supérieure, certains de ces produits, en plus de conserver la chaleur, activent sa production (à l'image des Damars de nos mères)

On pourra classer dans cette catégorie les accessoires, telles les semelles à mettre dans les bottes, qui sont sensé renvoyer vers le pied la - faible -chaleur qu'ils produisent

Gants

Cerise sur le gâteau, il existe des gants chauffants, à brancher sur la batterie (ce qui est le mieux pour l'autonomie) ou avec leurs sources électrique (meilleur mobilité puisqu'il n'y a pas de fils à se balader) ou avec des chaufferettes chimiques, là aussi limités en autonomie hélas et moins pratique vu que la chaleur n'est pas transmises aux doigts.

Vêtements

Quasiment toutes les vestes et blousons possèdent une doublure pour l'hiver. Mais toutes ne se valent pas, les produits étant d'ailleurs classé en été, demi-saison et hiver en fonction - commerciale mais aussi réelle - de leur capacité à affronter frimas et grosses chaleur (j'ai un blouson avec un insert alu, bonjour l'étuve au-dessus de 25° !)

Éléments chauffants

Accessoires motos

Un pare-brise ou un carénage sont de précieux alliés contre le froid par rapport à la même moto sans protection. Mais ce n'est pas spécifique contre le froid (pluie, meilleur pénétration dans l'air donc économies d'énergie et réduction des efforts du pilote...) et parfois ce n'est même pas adaptable, voire contre-productif si il est mal étudié et/ou mal monté. Et d'un tarif souvent prohibitif...

Par contre, on peut se tourner vers les tabliers (mais bon, c'est moche, surtout adapté aux scooters, aux passagers des moto-taxis et aux coursiers, avec la vitesse cela flote au vent, c'est potentiellement dangereux), les manchons ou les pare-mains.

Personnellement, je n'éprouve pas de confort contre le froid (et à peine contre la pluie) avec les pare-mains. Et j'ai roulé des années avec ses accessoires sur mon TDLC ou mon XTe. Par contre ils ont une utilité primordiale quand on monte des manchons, en les empêchant de s'avachir sur les commandes et les doigts avec la vitesse : j'ai acheté mes manchons à l'époque de mon XTe, et je les ai ensuite montés sur mon XJ ou le CBS de ma femme avec moins de confort et sur le VFR avec... Une énorme frayeur ! Ils ne sont pas adaptés à l'espace libre entre le guidon et le réservoir et cela appuyait sur le bouton de démarrage ou le klaxon suivant le côté où je tournais !

Derniers accessoires, les poignées chauffantes, qui quand elles sont associées à des manchons ne sont pas loin de la panacée ! Inutile de porter de gros gants d'hiver, on sent mieux les commandes, tout en bénéficiant d'une douce chaleur et d'une protection contre l'humidité... Cela a beau être pour les mains, c'est le pied !

Il y a même des manchons chauffants, qui permettent de déporter sur la moto la production de chaleur pour les mains

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